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Présentation du Neurofeedback

Une technique d'entraînement cérébral au bénéfice de l'équilibre, la santé et la performance

Résumé

Le Neurofeedback est une technique d'entraînement cérébral, qui permet d'intervenir positivement sur nos déséquilibres et nos déficits de performance. Le Neurofeeback offre à notre cerveau, qui dirige ces déséquilibres et déficits de performance, la possibilité de les réguler et d'optimiser, ainsi, son propre fonctionnement et ses capacités, au bénéfice de l'équilibre personnel, de la santé et de tous nos potentiels.

 

Cette technique d'entraînement fait appel à un matériel informatique, un logiciel dédié et des capteurs de l'activité cérébrale. La mesure électroencéphalographique, en temps réel (256 fois par seconde pour le Neurofeedback Dynamique), permet d'identifier, de qualifier et de quantifier les équilibres et les anomalies de fonctionnement du cerveau. L'information traitée par le logiciel et adressée au cerveau , en retour ("feedback"), permet d'élaborer un traitement de ces anomalies.

L'efficience du Neurofeedback repose sur la neuroplasticité cérébrale, le principe d'autorégulation (homéostasie) et la propension du cerveau à rechercher, constamment, de nouveaux apprentissages pour progresser au profit d'une plus grande efficacité.

Le protocole de Neurofeedback est non invasif, indolore et sans effets secondaires. Les électrodes, positionnés sur le cuir chevelu et les oreilles, sont des capteurs et ne peuvent, par conséquent, émettre aucune impulsion électrique en direction du cerveau.

Au fur et à mesure des séances d'entraînement, le cerveau se réorganise pour remédier aux anomalies de fonctionnement mesurées par électroencéphalographie, pour un équilibre optimisé sur les plans physiques, physiologiques, émotionnels, comportementaux et cognitifs.

Il existe quatre méthodes de Neurofeedback : le Neurofeedback Dynamique, le Neurofeeback par EEG, le Neurofeedback par IRM et le Biofeedback EEG.

Les causes de nos déséquilibres et déficits de performance

Le cerveau est le chef d'orchestre du corps humain. Il est, principalement, composé de cellules qui avoisinent les 100 milliards et assurent son fonctionnement : les neurones. Les neurones constituent l'unité fonctionnelle de base du cerveau. Ils sont interconnectés et se transmettent un signal bioélectrique. Le cerveau est l'organe qui présente le plus de complexité. Il confère, à chacun de nous, la personnalité qui nous est propre, nous permettant de ressentir notre environnement et nous autoriser à agir sur celui-ci. Il commande l'ensemble des fonctions vitales, biologiques, motrices, cognitives et comportementales.

Certaines situations ponctuelles (stress, fatigue, agitation...), les évènements singuliers de la vie (échec, maladie, traumatismes...), la répétition des habitudes et certains facteurs génétiques ont des conséquences sur notre équilibre physique, biologique et psychique. Ces paramètres nous conduisent à développer des mécanismes, complexes de résistance et de protection qui imposent à notre cerveau de monopoliser une énergie considérable. Il devient, alors, difficile de s'épanouir et d'exploiter, au mieux, nos capacités cérébrales (attention, concentration, réflexion, performance...). Mais ces états ne sont, pour la plupart, pas irréversibles. Le Neurofeedback, par un entraînement progressif, exerce des sollicitations auprès du cerveau et l'encourage à s'autoréguler. En permettant au cerveau d'optimiser ses fonctions, le Neurofeedback favorise l’équilibre psychique et l’épanouissement de ses fonctions supérieures destinées à la réflexion claire et précise. Dans le même temps, s'opère une meilleure régulation de l'ensemble des systèmes de  notre corps  (digestif, hormonal, moteur, respiratoire...). En effet, une meilleure régulation de l'activité des innombrables neurones qui composent notre système nerveux central peut avoir des effets favorables à de multiples niveaux .

L'entraînement cérébral

Le cerveau, tout comme notre corps, a besoin d'entraînement pour se maintenir, se tonifier et exploiter, pleinement, tout son potentiel. Seules la répétition d'exercices et une pratique respectant des étapes de progression conduisent à la performance. Par ailleurs, sans un bon mental il est impossible de prétendre à un exploit. Ainsi, au cours des premières séances de Neurofeedback, le cerveau en déterminant l'ordre de ses priorités, va s'attacher à se libérer du poids des souffrances et des traumatismes physiques et psychiques qu'il a accumulés au fil des années. Il est, communément admis qu'au bout d'une moyenne de 6 à 7 séances, le cerveau commence à s'émanciper des effets néfastes de ces traumas qui monopolisent une énergie considérable et lui interdisent d'exploiter, pleinement, toutes ces capacités. C'est alors qu'il commence à, graduellement, mémoriser les mécanismes qu'il a élaboré au fil des séances pour finir par les reproduire hors du protocole du traitement.

La diversité des pathologies, leurs typicités, et surtout l'unicité, la singularité des patients qu'elles affectent ne permettent pas de déterminer, préalablement à un traitement par Neurofeedback, le nombre de séances qui sera nécessaire pour parvenir aux résultats attendus. Dans la perspective des ces résultats, le praticien partage, à l'occasion de chaque rendez-vous, les évolutions des mesures électroencéphalographiques effectuées lors des séances. Il est, également, à l'écoute des changements que le patient évoque et de ceux dont son entourage fait état.

Le matériel de Neurofeedback Dynamique

Le matériel utilisé pour le traitement par Neurofeedback Dynamique se compose d'un ordinateur, d'un logiciel, de cinq capteurs, d'un encodeur et d'un système audio.

Les cinq capteurs mesurent, en microvolts, l'amplitude de l'activité électrique du cerveau (électro-encéphalographie), dans chaque bande de fréquences de 0 à 80 hz (herz) et transmettent un signal analogique à un boitier qui l'encode en signal numérique.

L'ordinateur qui héberge le logiciel, reçoit et mesure ce signal, et restitue, en temps réel (256 mesures à la seconde), l'activité encéphalographique sous de multiples formes d'affichage (électroencéphalogramme, spectogrammes, courbes...). L’algorithme, intégré au logiciel, propose alors des réponses dédiées lorsqu'il décèle des anomalies dans cette activité. A une vitesse très élevée (milliseconde), ces réponses parviennent au cerveau sous forme de sollicitations dont l'intensité et la fréquences varient, en fonction du protocole établi par le praticien.

Ces réponses sont matérialisées par de très brèves interruptions du flux sonore (de la musique) diffusé en direction du patient. Le cerveau recevant un retour d'information sur son activité (feedback) est alors en mesure de déterminer ses propres priorités et d'engager ses processus d'autorégulation.

 
 
 

Neuroplasticité cérébrale, principe d'autorégulation (homéostasie) et quête permanente de nouveaux apprentissages

Neuroplasticité cérébrale

Notre cerveau est extraordinairement souple. Sa structure physique et son organisation biologique sont en perpétuel remaniement pour évoluer, s'adapter à l'environnement et développer des fonctions dédiées. A tel point que la quasi-totalité de ses multiples zones est modelable, au gré des réseaux de neurones qui se réorganisent en permanence.

Pour exemple, l'étude menée sur les chauffeurs de taxi londoniens dont les véhicules ne sont équipés d'aucun système GPS et qui, après un entraînement intensif de trois ans, en immersion dans le trafic, pour mémoriser les 25 000 rues et ruelles de Londres peuvent prétendre à une licence professionnelle. Chez ces chauffeurs, l'hippocampe, zone du cerveau responsable de la mémoire spatiale, a une taille nettement plus développée que chez des sujets "standards".

La plasticité est une caractéristique fondamentale du cerveau tout au long de la vie. En s'appuyant sur sa formidable capacité d’adaptation, le Neurofeedback sollicite le cerveau afin de lui permettre d'accéder à un équilibre optimisé et à tous ses potentiel.

 

« Le cerveau peut changer sur le plan physique, chimique et fonctionnel. La stimulation de ces processus naturels complexes permet d’accomplir un changement beaucoup plus important qu’avec n’importe quel médicament. »  Dr Michael Merzenich, Professeur émérite en Neuroscience (université de Californie - San Francisco).

Principe d'autorégulation (homéostasie)

L'autorégulation est le principe de régulation produit par un système pour lui-même. Il permet à ce système d'assurer sa propre autonomie au milieu d'un environnement extérieur. C'est cette régulation automatique qui conduit le corps humain à se maintenir en équilibre et, par conséquent, en vie. C'est par le principe d'homéostasie que le corps régule sa température, son taux de sucre, sa tension artérielle... Le corps maintient, ainsi, tous ses systèmes dans une amplitude entre des valeurs minimales et maximales (en dessous et au dessus de 37,2° pour sa température) qu'on appelle zone de "viabilité".

 

Le cerveau, lui aussi, s'appuie sur des mécanismes de régulation pour "s'auto-maintenir" et tendre vers un équilibre optimum. Comme nous l'avons évoqué plus haut, cet équilibre peut être bousculé ou mis en péril par certaines situations ponctuelles et des évènements singuliers de la vie, la répétition des habitudes et certains facteurs génétiques. Pour permettre au cerveau de renouer avec l'équilibre qui lui est nécessaire, le Neurofeedback sollicite ses capacités d'autorégulation. Ce n'est qu'une fois cet équilibre retrouvé que le cerveau peut accéder à son meilleur niveau de performance.

Quête permanente de nouveaux apprentissages

Le cerveau cherche, perpétuellement, à réorganiser et à construire ses réseaux neuronaux, à travailler et à stocker des informations pour construire des connaissances. Il cherche sans cesse à donner un sens à ce qu’il perçoit. Néanmoins, il est désormais reconnu que pour apprendre il est nécessaire d’introduire une nouveauté qui permet au cerveau de sortir de la léthargie. De cette manière, nous favorisons non seulement l’attention mais aussi la mémoire. L’information nouvelle et attrayante est stockée dans notre cerveau d’une manière plus profonde. Selon une étude de l’Institut Technologique de Massachusetts (MIT) l’activité cérébrale enregistrée pendant un cours (école, faculté...) est similaire à celle enregistrée lorsque l’on regarde la télévision, c’est à dire presque nulle.

Le Neurofeedback par une action non contraignante, dans un cadre ludique et constamment renouvelé de relaxation et de détente, offre au cerveau la possibilité d'accéder à ses fonctions supérieures liées à la réflexion pure et l'apprentissage.

 

Le Neurofeedback Dynamique

 

Les recherches menées, depuis 1875 dans le domaine des neurosciences, ont débouché sur des découvertes considérables. En 2001, elles ont conduit Susan et Valdeane W. BROWN (co-fondateurs en 1996 de « Zengar Institute » clinique et unité de recherche / Canada et Etats-Unis) à mettre au point un matériel très avancé (Neurofeedback Dynamique), de deuxième génération, qui a révolutionné la technique d’entraînement du cerveau par Neurofeedback. Depuis 2001, quelques 6 000 praticiennes et praticiens, issus d'horizons multiples (psychiatres, psychologues cliniciens, psychothérapeutes, neurologues…) à travers le monde, plébiscitent ce système, propriété exclusive de Zengar Institute.

Ce système, composé d'un ordinateur, d'un logiciel et de 5 capteurs de l'activité cérébrale se distingue des systèmes traditionnels. En effet, il ne nécessite aucune action de la part du sujet qui bénéficie de son traitement et ne s'attache pas à diriger l'activité neuronale vers une ou des valeurs cibles normalisées : autrement dit à être au plus près de ce qu'on pourrait appeler un cerveau standard "équilibré".

Dans sa quête de l'équilibre de l'activité cérébrale, ce système dynamique, s'intéresse à la permanente variabilité de l'activité neuronale et laisse au cerveau le soin de déterminer ses propres priorités en favorisant l'autorégulation. La différence fondamentale par rapport aux méthodes précédentes, dites classiques, a donc été l'abandon de la mesure de l'état moyen du cerveau pour s'intéresser uniquement aux variations de cet état. C'est pour cela que l'on peut qualifier cette technique de méthode dynamique. L'activité cérébrale fluctue en permanence. Le cerveau est ainsi entraîné pour être plus flexible et plus résilient. Un cerveau plus flexible s'adapte et répond plus rapidement et de façon plus appropriée aux changements de l'environnement.  

Seul et unique système de Neurofeedback Dynamique, il n'impose aucune action et privilégie "l'auto-détermination".

Le son (principalement de la musique) diffusé par le logiciel informatique, en direction d'un casque audio ou de haut-parleurs, sert de vecteur pour transmettre au cerveau l'information sur son activité ("feedack").

Alerté sur ses anomalies de fonctionnement, par des interruptions du flux sonore, le cerveau est en mesure d'améliorer son fonctionnement et permettre, ainsi, au patient d'accéder à un mieux-être, sans contraintes aucunes.

 

Le Biofeedback EEG

 

Le biofeedback, repose sur le principe que l'activité physiologique peut être contrôlée, volontairement, par un entraînement approprié dans le but d'améliorer sa santé et ses performances. Au moyen d'un matériel informatique dédié et de capteurs des ondes cérébrales, de l'activité cardiaque, de la respiration, de l'activité musculaire et de la température de la peau, il est fourni au sujet des informations sur ses réactions physiologiques. Puis, par des exercices mentaux et/ou musculaires, et/ou respiratoires qui sont déterminés par le praticien, le patient s'implique et agit dans un processus volontaire, destiné à modifier ses réactions psychophysiologiques afin d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé en début de traitement.